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Sur les pas du Bouddha, vers un bonheur authentique

Tout être vivant, jusqu'au plus petit animal, recherche spontanément un mieux-être et fuit la souffrance ; consciente ou non, cette double aspiration régit à chaque instant nos comportements et activités. Cependant, notre quête incessante de sensations agréables nous apporte surtout des difficultés, ou bien quelques rares moments de bonheur qui laissent place rapidement à la désillusion.

Dès son tout premier enseignement, le Soutra des Quatre Nobles Vérités, le Bouddha Shakyamouni identifie ce qu'est la souffrance, et quelle est son origine ; il montre la possibilité d'y mettre un terme, et indique les moyens de parvenir à un bonheur véritable et définitif. Le Bouddha établit notamment que les sensations de bonheur et de souffrance ne doivent rien au hasard : ce sont des résultats, dont les causes principales résident à l'intérieur de soi.

En adéquation avec les capacités et les aspirations diverses des êtres, le Bouddha enseigne de multiples méthodes (Dharma) ; celles-ci ont pour finalité d'aider chacun à acquérir la maîtrise de son propre esprit, en l'accoutumant aux véritables causes de bonheur : les états d'esprit vertueux, ou qualités, et en rejetant ce qui est à l'origine de toutes les souffrances : les perceptions et états d'esprit erronés.

Cet objectif est réalisable grâce à l’étude, associée à la réflexion puis à la méditation. L'étude (ou écoute) permet d'acquérir, à partir de sources extérieures à soi, une connaissance exacte des qualités à réaliser et des erreurs à abandonner. Elle doit être accompagnée de la réflexion afin d'intensifier cette connaissance et d'en susciter une expérience personnelle, à l'opposé d'un savoir qui resterait superficiel ou purement intellectuel. La méditation, pratiquée alternativement sous ses deux formes, analytique ou de concentration, consiste à s'habituer, à s'accoutumer aux qualités que l'on aura volontairement fait apparaître ; elle en renforce l'intensité et la stabilité jusqu'à ce que celles-ci deviennent spontanées. Un processus similaire s'applique au rejet des causes de la souffrance.

Nous sommes nés actuellement en tant qu'êtres humains, et de plus dans les meilleures conditions qui soient ; nous avons donc toutes capacités pour entreprendre sur nous un tel travail, avec pour effet immédiat de mieux aborder les situations de la vie quotidienne, étant plus en paix avec nous-mêmes et plus ouverts aux autres. Et dans la perspective des vies futures conditionnées par nos états d'esprit et nos actes, il est particulièrement urgent de pouvoir s'appuyer sur de vraies qualités.

C'est ainsi que, graduellement, on arrive à être de plus en plus heureux, de plus en plus résistant, et à même de guider les autres êtres sur ce chemin.